Le Blog du Potager


Communiqué de presse: Ni Tomates Ni Fraises Bio en hiver, non aux serres chauffées!

Ni tomates ni fraises #bio en hiver : #nonauxserreschauffees

Communiqué de presse de la FNAB et du Synabio Pro : http://www.fnab.org/…/1053-ni-tomates-ni-fraises-bio-en-hiv…

Paris, le 4 avril 2019. Hier le Comité National d’Agriculture Biologique (CNAB) devait se prononcer sur l’interdiction du chauffage des serres pour la production de fruits et légumes bio hors saison. La FNAB et le SYNABIO, informés de projets de conversion bio en serres chauffées en Bretagne et Pays de la Loire ont demandé dès juin 2018 une interdiction formelle de cette pratique. Mais, pour la deuxième fois consécutive, sous la pression du monde agricole conventionnel, le vote a été reporté, à juillet 2019 cette fois. Le chauffage des serres, un non-sens environnemental incompatible avec le label Bio Le cahier des charges bio impose le « respect des cycles naturels » et une « utilisation responsable de l’énergie ». Or, selon l’étude FoodGES de l’ADEME, une tomate produite en France sous serre chauffée est responsable de 4 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate importée d’Espagne et 8 fois plus qu’une tomate produite en France en saison. « Plus la décision d’interdiction est reportée, plus de nouveaux projets sortent de terre et plus ça sera difficile de revenir en arrière, il faut agir maintenant » explique Jean-Marc Lévêque, président du SYNABIO. Ne reproduisons pas les erreurs du passé Certains acteurs économiques croient pouvoir profiter de la forte demande en fruits et légumes bio sans changer leur modèle. Pourtant, le chauffage des serres implique une spécialisation des cultures qui appauvrit les sols, dès lors incompatible avec la démarche agronomique défendue par le modèle biologique. « On ne peut pas calquer un modèle productiviste conventionnel sur une logique biologique qui suppose d’accepter une baisse des rendements et des contraintes de production plus fortes dont la saisonnalité fait partie. Si les nouveaux acteurs se positionnent au mépris de cette logique, ils détruiront ce que nous avons mis 40 ans à construire », déplore Sylvie Corpart, agricultrice bio représentant la FNAB au CNAB. 58 % des Français-es déclarent acheter de plus en plus de produits de saison, une tendance sociétale à laquelle répond aujourd’hui le label bio. La FNAB et le SYNABIO demandent un moratoire sur les nouveaux projets de construction de serres chauffées en bio jusqu’à ce qu’une décision soit prise en CNAB.

L'agriculture Biologique est un SYSTÈME


Un système à part entière

L'Agriculture Biologique comme conventionnelle appartient à un système. Les différents acteurs sont interdépendants

 

Grâce à ce schèmas simplifié on peut observer l'importance de la place de l'État dans ce système. En effet c'est lui, avec l'ensemble de l'Union Européene (PAC et réglementation Bio) qui detérmine le chemin que doit prendre l'agriculture. 

Cela montre aussi l'importance de son soutien à l'Agriculture Biologique.

En effet, il définit les régles à suivre grâce au réglement propre à l'AB, mais il détérmine également le budget accordé à ce mode de production : aides aux agriculteurs, subventions aux associations etc. 

 

Il est souvent dit que c'est au consommateur, ou consomm'acteur de prendre position et de changer les choses. Mais seul, ce dernier n'a que peu de poids bien que son implication soit extrêmement importante.


Séminaire international de la Bio, intervention de Marie Menajovsky-Poirier

Ce 29 Mars 2018 s'est tenu le Séminaire international de la Bio, porté par l'Agence Bio.

 

Plusieurs sujets, tous propores à l'AB y ont été traités, dont les avantages de l'alimentation Bio par M. Menajovsky-Poirier. Elle est membre de "Bon pour le climat" (association qui propose des actions concrètes pour changer son alimentation dans un objectif de préservation de l'environnement).

 

Ils nous semble intéressant de vous faire part de quelques points.

 

L'intervenante a décrit les avantages d'une alimentation bio. Ils sont : 

- Des aliments dont la teneur en nutriments est beaucoup plus importante du fait d'un système racinaire plus développé et un sol de qualité = une ingestion plus importante de nutriments (ex : vitamines) et une sensation de satiété plus rapide.

- Diminution de 10 fois la teneur en pesticides dans les urines au bout de seulement 48h.

- Huiles non rafinées : des liaisons d'acides aminées non détériorés et un risque moindre de maladies cardiovasculaires, et pas d'utilisation de solvants.

- Élevage : des conditions d'élevages plus respecteuses des animaux = une meilleure viande sur le plan gustatif.

- Un légume consommé rapidement après sa récolte, c'est un aliment qui n'aura pas perdu sa teneur en vitamine car il n'aura pas perdu d'eau. De plus, celui-ci sera récolté mûr. Il n'aura donc pas été traité au carbur et aura beaucoup plus de nutriments qu'un légumes récolté non mûr.

 

Marie M.-P. nous fait également part des techniques de cuisson des aliments, notamment des légumes, qui permet de preserver la teneur en nutiments : 

- Consommation cru

- Cuisson au Wok

- Cuisson à l'étouffé

- Cuisson en papillote (en papier sulfurisé)

- Cuisson à la vapeur en dessous de 100°C

 

Enfin, elle traite briévement la place de la viande dans notre alimentation. 

En effet, la viande est un aliment qui, lors de sa production, dégage beaucoup de carbone. 

Exemple pour une recette de "grand mère" riche en viande, le plat peut générer 5000g de carbone. Or, si on réduit la quantité de viande, elle peut générer 1000g de carbone de moins.

 

De plus, s'il on souhaite consommer bio, réduire la part de viande (sans pour autant la supprimer) peut permettre de conserver le budget alimentaire initialement prévu.

 

Pour conclure : 

Produits de saisons + Locaux + Végétaux = Plats bas carbone

 

 

Si vous souhaitez visionner la vidéo de ce séminaire, voici le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=oBP5g8jc-Ic&feature=youtu.be

 


20% de produits Bio dans les cantines

C'est officiel !

 

Le 26 mai 2018, les députés votent un amendement en faveur des objectifs du gouvernement : retrouver 20% de produits Biologiques dans les repas scolaires de nos enfants d'ici à 2022.

 

En effet, ce projet de loi fait suite à l'un des projet de campagne d'Emmanuel Macron lors des dernières éléctions présidentielles.

 

Il s'agit de l'article 11 du projet de loi Egalim " pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable ".

 

Que prévoit cet article ? 

50% au moins des produits proposés dans les cantines devront être issus de l'agriculture Biologique (20% minimum), bénéficier d'un label de qualité ou être issus d'une exploitation ayant acquis une certification environnementale.

 

C'est une belle avancée pour la bio et pour la santé de nos enfants !

 

Cependant, le projet de loi visant à proposer périodiquement des repas végétariens a été ardemment repoussée.

 

Source : Bioaddict.fr


Que dit la nouvelle réglementation Bio ?

Malhereusement, pas ce que nous espérions ...

 

Ce 29 juin la réglementation Bio à fait l'objet d'une révision. Sera t-elle plus stricte ou plus souple ?

 

Alors que bon nombre de producteurs Bio -tels que nous- souhaitaient voir la réglementation se durcire afin de proposer aux consommateurs de produits biologiques toujours plus de qualité, c'est avec déceptions que l'on découvre que cette révision allége les exigences.

 

En effet, la Commission Européenne souhaitant voir les recalcitrants se convertire (la plupart du temps : de grandes exploitations conventionnelles), elle choisi l'assouplissement de la réglementation afin de les convaincre.

 

Qu'entend-on par assouplissement ?

* Persticides : Alors qu'un seuil de contamination aux pesticides entraînant des contrôles devait être appliqué, celui-ci ne sera finalement pas mis en place.

*Contrôles : Les 3 premières années un contrôle sera effectué tous les ans (comme à ce jour), mais si au bout de ces 3 années aucune fraude n'a été détectée alors les contrôles se feront tous les 2 ans.

*Culture hors-sol : Pas d'avancée. Les pays qui bénéficiaient d'une dérogation pour la culture hors-sol pourront bénéficier de la certification.

*Importations : Pour les produits hors UE les mesures seront renforcées. Ils devront obligatiorement respecter la réglementation européenne (à minima).

 

Pour faire court : des décisions qui risquent d'entraîner une perte de confiance des consommateurs de produits biologiques.


Législation sur les semences en Bio, Libération a fait le point

Cet article de Libération nous éclair sur la nouvelle légilsation pour aux semences : 

https://www.liberation.fr/planete/2018/05/09/l-union-europeenne-deverrouille-le-marche-des-semences_1648881


Bio // Bio industrielle ? Quelles différences ?

 "Le modèle de la grande distribution est imcompatible avec la Bio.", Claude Gruffat, Les dessous de l'alimentation Bio.

La grande distribution détient pourtant 45% de part de marché contre 37% pour les filières spécialisées.

 

Les professionnels engagés critiquent le manque de cohérence entre la Bio industielle et ses critères sociaux et environnementaux. Sont dénoncés les aliments provenant de l'autre bout du monde (environnemental) ainsi que les conditions dans lesquelles ils ont été produits (social).

La grande distribution répond davantage à une demande qu'à des critères éthiques.

De plus, on observe un assouplissement des critères du réglement Européen de 1999.

 

Si les nouveaux industriels du bio s'arrêtent aux critères du réglement Bio Européens, des projets de très grande envergure en Bio, peu soucieux des normes environnementales et socialepourraient avoir lieu.

Nous assistons égalrment à une pression de la grande distibution pour la standardisation des produits.

 

La guerre des prix : 

 

La position dominante des grandes surfaces leur permet de négocier les pris à la baisse et d'exercer une pression sur les producteurs : toujours plus de "qualité" moins cher.

 

Les grandes surfaces s'emparent du marché florissant de la Bio mais n'y sont pas préparé. En effet il y a trop peu de surface agricole : il doivent donc privilégier du Bio importé de l'étranger.

 

À la différence de la bio industrielle, la Bio porte des valeurs propres : le respect de la terre, de son rythme et de ses saisons. Elle tend vers une justice sociale pour les travailleurs, et prône l'autonomie alimentaire avec une nouriture de meilleure qualité.

 


Info glyphosate dans notre alimentation non bio

http://www.bioaddict.fr/article/alerte-sante%C2%A0-du-glyphosate-dans-plus-de-50-de-nos-cereales-et-legumes-secs-non-bio-a5712p1.html